Commencement ..

Commencement ..
[En construction]

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 17:42

Prologue ..

Prologue ..
Tout ce qui me retient a toi ..


Une bouffé d'oxygène. Mes cheveux s'humidifie a nouveau. Un battement de jambes. Mes bras se détendent, puis se plient. Une autre bouffée d'oxygène. Ma tête de nouveau sous l'eau. Je suis bien là. Et si j'essayais de tenir encore un petit peu ? Pourtant je n'aime pas restée en apnée. Mais cette fois ci je reste un petit peu plus longtemps que d'habitude. Et ça fait tellement de bien. Mes cheveux volent dans l'eau. Je me sens légère, légère. Mes poumons n'ont pas assez d'oxygène. Je sens que je vais devoir remonter à la surface d'ici quelques secondes. Mais il faut que je tienne encore un petit peu. Comme si c'était un test, je m'efforce de continuer a nager. Le bord de la piscine est encore loin. Allez courage. Je peux y arriver. Mes poumons crient au secours. Ils n'ont plus d'oxygène. Je ne veux pas remonter. Pourquoi faire ? Revenir à la réalité, revenir à cette réalité. La mienne. J'viens de plaquer mon mec. C'était pourtant le plus extraordinaire, le plus beau, le plus .. Le plus tout. Celui que toutes aimaient. Celui que toutes voulaient. Même mes amies ne comprenaient pas comment un mec aussi bien pouvait etre avec moi. Sympa les filles. Elles étaient surement jalouses. Et elles avaient bien raison. Pourquoi je parle encore comme ça de lui ? Je l'ai plaqué. Oui, oui ça va.. Je suis vraiment trop conne. Mais je ne peux plus faire marche arrière. C'est trop tard. Je lui ai tout dis. Tout ce que je pensais de lui. Tout ce qu'il a fait et qui m'a vraiment blessée. Mais aussi tout ce qu'il n'a pas fait. Tout ce qu'il aurait du faire. Je lui ai simplement dis ces quatre vérités. J'en avais marre. Cela aura pu etre pire.. Sur'ment. Il était peut etre trop parfait. Personne ne pensait a moi sans penser a lui. Mais personne ne pensait a lui sans penser a moi. C'était ça le point positif. Ça allait dans les deux sens. Tout allait dans les deux sens. Mais qu'est-ce que j'ai bien pu lui reprocher ? Je suis peut etre trop égocentrique moi aussi. J'aurais du arrêter de penser a moi. A moi, a moi, a moi et a rien d'autre que moi. Après tout, c'est lui qui m'a sorti de tout ça. Avant de le rencontrer je n'avais pas assez confiance en moi. Par exemple je n'aurais jamais osé le plaquer. Je n'aurais jamais osé l'embrasser, s'il ne l'avait pas fait... Il m'aimait et je me demandais encore pourquoi il m'avait choisi moi.. Et puis au fur et a mesure, plus je restée avec lui, plus il me mettait a l'aise avec les gens. Il me mettait à l'aise avec lui. J'avais confiance. Je lui faisais confiance. Peut etre trop ? J'ai réussi a me dépasser. A dépasser toutes les limites. Tout ce que je n'aurais jamais fais auparavant. Peut etre trop.. Je m'embrouille. Ce n'est pas clair dans ma tete a vrai dire .. Je ne sais plus ce que je fais. Je ne sais plus ce que je fais depuis le moment où l'idée m'est venue de le plaquer. Mais après tout, peut importe, ça ne sert plus a rien de réfléchir si j'ai bien fait ou pas. De toute facon je suis entrain de me laisser mourir. Mes poumons commencent a se remplir d'eau. Je veux remonter, mais je résiste.. Tout va se terminer, enfin .. Dans cette piscine. Sous cette eau. Au fond de ma maison, sur ma terasse. Personne ne viendra vérifier si je suis là de toute facon. Je crèverai toute seule..


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Réaction ? :)

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 17:45

Chapter one .

Chapter one .
Nous étions dans le salon. Nous n'avions pas mangé. Il était pourtant tard, mais l'appetit n'était pas là. Autant pour moi que pour lui. La maison paraissait très vide, mise apart le bruit de la télé en fond sonore. J'étais enroulé dans une couette, je tentais de cacher mes larmes. Nous avions assez pleurer. Il éteignit la télé. Il passa à coté de moi sans posé son regard dans le mien. Je voyais pourtant très bien les larmes qui perlaient dans ses yeux. Dans ses yeux à lui. Lui, mon frère. Nous sommes beaucoup plus que ça a vrai dire. Un certain lien nous lie depuis la naissance. Et ce lien est beaucoup plus fort que tout. Indestructible. Quand je ne vais pas bien, il le sait. Quand il se passe quelque chose en rapport avec lui, je le sens. C'est plus fort que nous. Un peu comme un don. Le don de n'être qu'une personne tout en étant dans deux corps différents. Nous ne sommes pas jumeaux pour rien. Cette après midi ça n'allait pas. Il avait voulu m'appeler mais mon portable était resté en mode silencieux. Je n'avais rien entendu. Il s'était inquiété, il était rentré aussi vite qu'il avait pu. Je n'étais pas à la maison. Mon portable était posé sur la table. Huit appels manqués. Tous de lui. Après avoir été dans toutes les pièces, il s'était dirigé vers la piscine, personne. Son portable avait sonné peu après. Je l'avais prévenue que je l'attendais à l'hopital.

[...]

« Il va bien ? Où est-il ? Yume répond moi ! » C'est là où il avait commencé a s'énerver. Mais je ne pouvais m'empecher de pleurer. Je n'arrivais à sortir aucun mot de ma bouche. Mes sanglots avaient envahis tout le hall de l'hopital. Il s'énervait encore un peu plus, me demandant des explications.
« Yume ! Je te préviens si tu ne me réponds pas dessuite, je .. » puis il m'avait pris dans ses bras, ne sachant pas comment il aurait pu continuer cette phrase. Non, il ne pouvait rien me faire. On s'aimait trop pour se faire du mal. Je sentais que lui aussi allait mal. Je savais que lui aussi avait envie de pleurer. Et pourtant, il ne savait rien. Il n'était au courant de rien, pour le moment..
Le docteur était venu nous chercher et nous avait emmener dans la chambre de mon père. De notre père. Ma mère n'était pas là. Partie rendre visite à nos cousins d'Amérique, à New-York. C'était un voyage que l'on faisait souvent. Pour on ne sait quelle raison, cette fois ci mon père ne l'avait pas accompagné. Il disait etre fatigué. Et le voilà, qu'il se retrouvait à l'hopital. Allongé comme un comateu, son c½ur relié a une machine qui émettait quelques « biip » a chaque battement de son c½ur, pourtant si lent.. Des tuyaux branchés de partout, ses yeux étaient fermés.. Ses yeux étaient fermés.. Pourquoi est-ce qu'il ne se réveillait pas ?
« C'est bon papa, on a assez eu peur, allez reviens maintenant. C'est plus très drôle tu sais maintenant. Papa, s'il te plait. Maman revient bientôt. Elle ne sera pas vraiment contente de te voir dans cet état. Allez papa.. »
Pendant que je pleurais, mon frère, lui parlait. Comme s'il l'entendait.
D'après les quelques informations que nous avions eu, il était dans cet état là depuis seulement quelques heures. Sans doute depuis que nous avions quitté la maison, Jude et moi. Le docteur avait été clair : il ne finirait pas l'année. La réaction de Jude et la mienne avait été identiques : nous avions rigolé. Aussi bisarre que cela puisse le paraître, oui, nous avions rigolé. Et même éclaté de rire. Un rire nerveu surement. Ce qui était sur c'est que aucun de nous deux ne croyait les paroles du docteur, pourtant bien placé pour savoir si oui ou non mon père allait s'en sortir. Il ne savait pas vraiment d'où ça venait, qu'est-ce que c'était exactement, mais, en citant exactement ses mots « a l'allure où le virus se propage dans le corps de votre père, toutes ses cellules vont se détruire. Elles ne pourront pas résister. Il n'a pas assez de défence. Je suis désolé mademoiselle » Et puis, j'avais déjà demandé, non il n'y avait rien que l'on puisse faire de plus. Même avec un don d'organe, la vérité était là, que nous le voulions ou pas ... Mon père allait mourir.

[...]

Nous en étions donc là. Lui, Jude, mon frère. Et puis moi, Yume. Dans cette maison. Vide .. Sans présence. Sans personne. Seul'ment lui et moi. Pas un mot n'avait été échangé depuis que nous étions rentré de l'hopital. Je ne savais pas vraiment quoi lui dire. Il ne savait pas comment me réconforter. Mais voilà qu'a présent il venait de partir du salon. Sans aucune parole. Le silence remplissait de nouveau tout l'espace de notre immense maison. Et puis, comme si cela ne suffisait pas, il me laissait seule, dans le salon. Si lui aussi me quittait, je ne sais pas bien ce qui aurait pu m'arriver. J'aurais sans doute passer toute la nuit à me morfondre sur mon sort. Ou plutôt celui de mon père. Après quelques minutes passées à pleurer autant que je le pouvais, je le rejoingnis sur la terasse. Il faisait plutôt bon pour un 12 août. Nous étions assis cote a cote. Tout deux regardant vers le lointain, tout au fond de mon jardin. Un doux vent d'été traversait mes vêtement. Je fermais les yeux. Au bout de quelque secondes, je le sentis bouger. J'ouvris les yeux. Il s'était seulement servis un verre de « sex in the beach » comme on avait l'habitude de boire lorsque nous étions avec nos amis. Et il buvait, doucement ce cocktail, qui allait sans doute lui monter bien vite a la tête vu la taille du verre qu'il avait choisi. Je refermais les yeux. Les seuls bruits que j'étais capable d'entendre étaient le vent qui effleurait les branches d'arbres et la vodka accompagné de ce petit mélange bleuté toucher les levres de mon frère, et descendre le long de sa gorge. Ce qui faisait un bruit tout a fait étrange a vrai dire. Je rigolais.
- Qu'est-ce qui te fais rire ?
- Toi.
- Je te préfère comme ça.
- Je sais.

[...]

Cela faisais un moment que nous étions comme cela a présent. A parler. De tout et de rien. De nos problèmes, de nos joies, de nos peines. Malgré que nous les connaissions par c½ur. De nos amis. De notre mère. Puis, de notre père..
- Comment tu as su ?
- ...
- Yume. S'il te plait...
- Ce matin, je suis partie en même temps que toi. Je suis allée rejoindre les filles en ville. Et puis vers 14h50.. J'ai reçu un appel. Ça venait de la maison. Mais personne n'a répondu. Personne n'a parlé.. Je me suis d'abbord inquiété, pensant que c'était toi, et qu'il t'était arrivé quelque chose. Et puis je me résignais a me dire que si ça avait été toi, je l'aurais sentis.. J'ai donc pensé à papa. J'ai crié aussi fort que je le pouvais dans le téléphone, personne ne me répondait. Je suis montée dans le premier taxi, qui m'a emmenait jusqu'ici. Et puis je l'ai trouvé, là, dans la cuisine ... Il était allongé parterre. Il avait chuté, il y avait donc un peu de sang par ci, par là .. Je t'épargne les détails. J'ai appelé l'hopital et puis la fin de l'histoire tu la connais.. Jude .. ?
- ... Mmh ?
- Je sais que c'est dur, mais il faut que l'on accepte les choses tel qu'elles sont.. Papa va mourir.

Je ne pouvais pas continué de parler. J'avais réussi a rester forte. A ne pas pleurer. Même pas la moindre larme ne perlait dans mes yeux. Mais les trois derniers mots que je venais de prononcer étaient trop dur. Mon c½ur s'était noué et menacait de lacher. Les larmes allaient monter trop vite, je le savais. Il fallait que je me contrôle. Pour lui. J'avais assez pleuré de toute facon.
Jude m'avait écouté tout au long de ce court récit, sans rien dire. Lui, au contraire n'avait pas pu retenir ses larmes. Elles coulaient les unes après les autres sur ses joues. Il reniflait de temps a autre, tentant d'etre le plus discret possible. Il ne voulait sans doute pas que je me mette dans le même état que lui. Nous ne nous en serions pas sorti. Il fallait qu'un de nous deux reste fort. Je n'aimais vraiment pas le voir comme ça. Il me prit dans ses bras et pleura de plus belle. Oui, nous étions triste. Anéantis serait peut etre encore plus juste. Une fois libéré de ses bras qui m'avaient serrés si fort, je finis en une gorgé le reste du cocktail. Après tout, qu'est-ce qui pouvait nous atteindre à présent ?

- Jude ..
- Mmh ?
- J'ai rencontré quelqu'un, qui m'a beaucoup touché.
- ...
- Tout à l'heure. A l'hopital.
- ...
- J'aimerai te le présenter.



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Réaction ? :)

# Posté le jeudi 31 juillet 2008 21:14

Chapter two.

Chapter two.
Plusieurs jours avaient passés. Plusieurs heures s'étaient écoulés. A attendre. Soit a la maison soit dans cette chambre. Minuscule. Ces chambres que je détestais tant. Les murs remplis de blanc, un lit, une fenêtre et des tuyaux.. Une chambre d'hopital en gros. C'est là où nous passions le plus clair de notre temps en ce moment. Dans la chambre d'hopital de mon père. Nous commencions a prendre nos petites habitudes. Comme je me levais plus tôt que Jude (en général), je préparais le petit dej. Pendant que je me douchais il mangeait. Puis le temps que je me maquille, m'habille et me prépare pour affronter encore une journée, c'était à son tour de se doucher. Puis nous partions vers l'hopital. Nous arrivions toujours vers 7H30. Début des visites. Nous ne voulions rater sous aucun prétexte un moment de plus avec notre paternel. Si peu nous en restaient-ils. Une fois passé les portes, nous prenions l'ascenseur. J'appuyais sur le 2. Nous marchions jusqu'au bout du couloir. Et nous tapions à la porte. Chambre 427. Je laissais passer Jude devant moi. Comme si c'était plus facile de fermer la porte et de ne pas avoir à affronter seul ses yeux fermés. Et ce matin là comme tous les autres jours, mon père dormait encore. A vrai dire, il ne s'était pas réveillé. Un soupir de désespoire qui se mélangeait à celui de mon frère comblait les vides qu'il y avait entre les bruits qu'émetait la machine a chaque battements de c½ur. Et puis, comme tous les jours, nous nous asseyions chacun sur notre siège. Chacun d'un coté de mon père. Nous le prenions la main et nous nous regardions, les larmes perlant dans nos yeux. C'était dur. J'avais cette impression de revivre tous les jours la même journée. Tous les jours la même scène. Avec les même acteur. Dans les même roles. Seuls les infirmières, nos vêtements et le temps changeait au fil des jours. Des p'tits sourires s'échangeaient de temps en temps. Puis quand son c½ur se mettait à battre plus régulièrement, nos souffles se coupaient un instant, puis tout redevait calme. Nous reprenions notre respiration, bien que difficilement, et puis cette pensée se calait bien au fond de notre tete « il ne se réveillera pas ». Je ne pouvais pas rester là toute la journée, a touner en rond dans cette chambre. Alors de temps en temps j'allai me prendre un café, au rez-de-chaussé. Je m'achetais un magasine, lisais le journal, discutait un peu avec les quelques personnes présentes et remontait en enfer. C'était au tour de mon frère de faire un break.

[...]

Une fois mon frère parti, je collai mon visage contre la fenêtre. La vue n'etait pas extraordinaire vu d'ici. Un tout petit jardin, où l'herbe etait aussi seche que la peau de mon père. Les arbres, plein de fleurs. Les oiseaux chantaient. Un couple promènait leur nouveau né, puis s'arrêtèrent sur un banc, à l'ombre. « Pendant que certains naissent, d'autres meurts. Pendant que certains sont les plus heureux du monde, d'autres sont au contraire les plus malheureux du monde. Ou presque. La vie est mal faite. » je le sais, mes pensées n'étaient pas vraiment plus joyeuses que ce que je vivais en ce moment. Les quelques biip de cette putain de machine n'étaient pas plus rapide que d'habitude. Comme l'impression que c'etait mon c½ur qui etait branché à cette foutu machine. Je me tappais la tete contre la vitre.
« J'ten prie papa.. J'ten prie. Reviens .. »
Comme s'il m'entendait. Je me mis a crier de plus belle, scandant le nom de mon père de plus en plus fort.
« PAPA ! NE NOUS FAIT PAS CA. PAPA .. ALLEZ, CA SUFFIT REVEILLE TOI .. PAPA ! »
Le dernier fut le pire de tous. Je m'étais affalée sur lui, lui serant la main aussi fort que possible. Mes larmes coulaient sur son corps pendant que le bruit de mes sanglots recouvraient le bruit de la machine a bip. S'il ne m'avait pas serrait a son tour la main, j'en serais surement venu a le frapper pour qu'il se réveille. Je devenais totalement hystérique. Je m'arretai net de pleurer, de gémir, de respirer. Il avait ouvert les yeux. Je n'en revenais pas. Il était si près de moi. Son c½ur recommençait à battre normalement. Les bip se faisaient de plus en plus réguliers. Un petit sourire se dessina sur ses levres. Je le lui rendis. J'éclatai même de rire. Ça faisait tellement de bien de le voir en vie. De le voir sourire. De l'entendre respirer. Et de voir ses cils clignaient.
« merci papa, merci. »
Nous restâmes un long moment comme ça, les mains dans les mains, a se regarder, a se sourire. Il savait où il était. Il savait ce qui l'attendait. Et il savait aussi combien on souffrait. Il était fatigué. Cela se lisait sur son visage. Mais il était en vie. C'est tout ce qui importait.

[...]

Puis, il referma les yeux. Je ne pu m'empecher de pousser un cri. Son sourire s'effaça petit à petit. Et les bip irréguliers reprirent leur place dans le silence de cette chambre si froide. Je lui serrais les mains aussi fort que possible. Je lui criais tout ce que je pouvais pour tenter de le ramener a la vie. Mais rien. Cela ne faisait rien.
« Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip »
La machine s'emballait. Au lieu des quelques montagnes qu'elle dessinait habituellement, un trait tout fin avait tout emporté, et se prolongé au rythme du bip. Au rythme de l'arret de son c½ur. Je sortis de la chambre en courant. Il n'y avait personne dans les couloirs. Je criais aussi fort que je le pouvais
« Aidez moi ! Aidez moi ! Mon père va mourir, j'vous en prie, aidez moi .. »
Une porte s'ouvrit un peu plus loin. Je courrais vers elle. Je tomba nez à nez avec un jeune homme. Je me calmais et lui glissais a l'oreille :
« S'il te plait, aide moi. Mon père va mourir. »
Les traits de son visage changèrent très vite, passant d'un léger sourire à un état de panique. Je lui pris la main, ne lui laissant pas le choix, et courru vers la chambre de mon père. J'avais confiance, c'était lui, le "beautiful guy". C'était celui de la dernière fois. Celui que je voulais présenter à mon frère.

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Réaction ? :)

# Posté le jeudi 07 août 2008 18:43

Modifié le vendredi 08 août 2008 13:22

Chapter three.

Chapter three.
« Merci. Vraiment.. Merci. Je ne sais pas ce qui se serait passé si tu n'étais pas arrivé.. Et puis, merci d'etre là aussi .. »
Il souriait. Non, c'est vrai qu'il n'avait pas fait grand-chose. Il avait seulement appelé les infirmières. Et puis, il m'avait fait sortir de la chambre, je ne devais pas assister à ça, d'après lui. Il m'avait prise dans ses bras. On ne se connaissait pourtant pas. Mais il avait été là, pour moi. Alors que lui aussi avait des problèmes. Il n'était pas à l'hopital pour rien. Puis on était descendu prévenir mon frère. Finalement mon père s'en était sorti. Mais il était toujours dans le même état. La machine a bip avait recommencé a dessiner des montagnes. Toujours aussi irrégulières. Toujours très faibles. Peut etre qu'il n'avait pas fait grand-chose, mais au moins il avait été là. J'avais beau lui répéter ce simple mot « merci » depuis quelques minutes, cela ne le faisait pas réagir. Il se contentait de sourire. Il me regardait de temps en temps. Mais son regard était fixé sur la porte de la chambre dans laquelle je l'avais trouvé quelques heures auparavant. Puis, au moment où je m'y attendais le moins, il marmonna quelques mots :
« Ca te dis pas qu'on aille prendre l'air .. ? A vrai dire, je ne me sens pas très bien ici. Les hôpitaux c'est pas vraiment mon truc. »
Son sourire ne le quittait pas, mais ça se voyait. Ça se sentait qu'il était mal. Qu'il était à bout. Lui aussi, devait traverser une étape difficile.

[...]

Cela faisait maintenant trois heures que nous étions assis sur ce banc. Dans le parc de l'hopital. Il avait réussi à me faire rire. J'avais réussi à en savoir un peu plus sur lui. Et sur la raison pour laquelle il était là. Moi, je n'avais pas eu besoin de la lui racontait, cela faisait bien longtemps qu'il avait compris. Il s'appelait donc Tom. Il avait 19 ans. Il habitait à Berlin. Il n'avait pas vraiment voulu m'en dire plus sur ce qu'il faisait dans la vie. Il trouvait d'ailleurs bisarre le fait que je ne sois pas constamment entrain de le questionner sur ça. Je savais pourtant qui il était vraiment. Oui, j'avais vaguement entendu parler de son groupe. Et du succès qu'il avait. Qu'ils avaient tous les quatre. Mais je n'étais pas là pour faire la groupie. S'il ne voulait pas en parler, je respectais ses choix. Il y avait tellement d'autres sujets de conversation. Et puis, a vrai dire, je ne l'avais reconnu que lorsqu'il m'avait demandé si je ne voulais pas aller prendre l'air. Je lui avais dis que Jude était mon frère jumeau. Je ne sais pas si cela avait été nécessaire de le préciser, vu à quel point nous nous ressemblions, je crois qu'il avait vu ça dessuite. Il m'avait ensuite raconté qu'il était là pour son frère. Son frère jumeau à lui aussi.
« Nous sommes ici depuis 32 jours maintenant. Je viens ici chaque jour. Je l'attend depuis plus d'un mois. J'attend que sa putain de maladie se barre de là et le laisse tranquille.. »
Les traits de son visage se durcirent.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé .. ? »
« .. A vrai dire je ne sais pas vraiment. Je ne sais plus. Peut etre que je me suis efforcé d'oublier.. Tu sais, ce n'est pas si facile que l'on croit. Ouais, je sens ton regard .. Tout le monde peut bien dire ça, je sais. Mais.. Nous n'avions plus de liberté. Tout ce que nous faisions était contrôlé, surveillé par des gardes du corps. Nous n'avions même plus le droit de sortir seuls.. Et puis, pas le droit d'avoir de petites amies. Nous ne pouvions pas non plus se faire de nouveaux amis. Par manque de confiance. Je te jure, ce n'était pas facile tous les jours.. Bien sur, les strass' et les paillettes ça fait rêver. Ma vie est un rêve éveillé. Je ne vais plus à l'école depuis que j'ai 15 ans. J'ai passé mon bac, mais je crois que je n'aurais jamais besoin de travailler. A peine 19 ans et déjà millionnaire. J'ai des millions de filles à mes pieds. Je suis un passioné de musique, et je joue pratiquement tous les soirs devant des millions de gens, dans les plus grandes salles. Tout ça peut bien paraître extraordinaire. Oui, ça l'est. Mais seulement au début. Seulement avant que se passe tout ça .. Avant que nous commencions nous aussi à sombrer. Sans que personne ne le sache bien sur .. »
« Et .. Lui .. ? Que s'est-il passait alors .. ? Tu dois avoir quelques souvenirs quand même.. »
« Mon frère ? »
J'acquiécais.
« Peut etre... peut etre qu'il n'a pas supporter. Il n'a pas du suporter tout ce que nous cachons derrière des sourires depuis si longtemps. Nous ne sommes pas forcément traiter comme nous le révions. Mon frère.. C'est quelqu'un de très fier. Il attache beaucoup d'importance à la musique. A ce que l'on en fait. A notre musique. Et a notre public. Il me l'a assez répéter : s'il n'y avait pas eu tout ça, il aurait déja crever.. Alors, tu sais, le fait que l'on nous impose des play-back, toutes ces chansons en anglais.. Tout ces petits détails .. Il y a un moment où tu laches. Où tu petes les plombs. C'est normal.. Et puis, nos fans, qui sont de plus en plus hystériques à chaque apparition. Nous voulions retrouver notre liberté. Ou du moins, pouvoir marcher dans la rue sans se faire sauter dessus. Pouvoir partir en vacances sans se faire prendre en photo. Et puis, arrêter de se faire suivre par des caméras. Redevenir juste .. normaux ..  »

[...]

Nous avions alors passé le reste de l'après midi a parler. Il m'avait raconté pourquoi son frère s'était retrouvé ici. Cela s'était passé début juillet. Une lourde tournée les attendait. Deux mois de concert, sans repos. Quatre à cinq concerts par semaine était leur rythme de vie. Un ou deux jours de repos de temps en temps. D'après ce qu'il disait, cela ne suffisait pas. Et je le comprenais. La pression montait de plus en plus. Ils avaient déjà annulé plusieurs dates sur plusieurs tournée a cause du surplus de concert. Plus de voix, plus d'énergie, plus l'envie.. Ils avaient tellement peur de recommencer cette catastrophe. Avant chaque concert, ils croisaient les doigts, pour que tout se passe bien. Pour que sa voix ne le lache pas. Pour que l'énergie soit encore dans ses baguette. Pour que le son sortant de leurs emplis ne sonnent pas faux. Ne sonnent pas faux comme ce qu'étaient devenus leurs sourires. Il me repetait « ma vie n'est qu'un fake. Notre vie est un immense fake. Je te jure, ma vie n'est qu'un fake. » Puis, les dix premieres dates de la tournée s'étaient déroulés sans aucun problèmes. Alors qu'ils croyaient pouvoir etre aussi fort qu'avant, ils avaient tout gaché. Oui, bien sur, ils avaient fait le meilleur concert de leur vie. Ils ne s'étaient jamais autant amusé. Ils n'avaient jamais autant déliré. Ils n'avaient jamais autant poussé les limites à ce stade là. Le concert une fois fini, ils étaient monté dans le bus et avaient pris la direction de la prochaine ville dans laquelle se déroulait le prochain show. Le lendemain, à l'heure des répétitions, il n'avait plus de voix. Les garçons ne l'avaient pas revu ensuite pendant plusieurs jours. Son frère restait enfermé dans sa chambre. Un concert de plus d'annulé. Une tournée de plus de ratée. Ça en était trop pour lui. Ça a était trop pour chacun d'eux. Les seuls personnes qu'il acceptait de voir étaient les médecins, qui lui apportaient tous des avis différents. Puis la maison de production les avais menacé. S'ils ne remontaient pas sur scène d'ici cinq jours, leur contrat s'arrêtait là. Tout laisser maintenant.. Tout quitter. Les fans, les scènes, tous ces pays, ces immenses salles, ce public, la musique.. Faire comme si rien de tout ça n'avait existé.. Ils n'en étaient pas capable. Il fallait donc une solution magique. Il fallait un remède. Il devait guérir. Ils devaient tous remonter sur scène. Malade ou pas. La peur au ventre, le sourire jusqu'en haut des oreilles, avec n'importe quelle sensation, mais ils devaient remonter sur scène.
« Puis, ils l'ont doppé. C'était la seule solution. Il fallait qu'il prenne une portion 3 fois plus grande que les normes. Oui, une sorte de drogue. Sauf, qu'il est plus fragile qu'ils ne le croient.. Il n'a pas tenu bien longtemps. Le temps d'un ou deux concert et son état à empiré. Ils ont augmenté la dose. Je n'aurais jamais accepté qu'ils fassent ça si j'avais été au courant. Je ne sais même pas comment il a pu accepter.. Et voilà, qu'il se retrouve dans ce foutu hôpital. Allongé dans ce lit. A ne pas pouvoir bouger. Et maintenant qui vient le voir .. ? Qui vient s'excuser .. ? Personne bien sur. Je passe mes journées à écouter sa respiration. A surveiller si ses yeux ne souvrent pas. A lui serrer la main en esperant qu'il me la serre a son tour. Comme avant chaque concert. De temps en temps j'amène ma grat', je lui joue quelques morceaux qu'il aime bien. J'ai l'impression de l'entendre chanter. Alors je continue. Jusqu'à ne plus rien voir. Mes larmes recouvrant toute visibilité.. J'ai peur Yume. J'ai vraiment peur. Et s'il ne se réveillait pas .. ? Je ne peux pas vivre sans lui Yume.. Je ne peux pas.. »
Il s'effondra dans mes bras. Il avait été là pour moi ce matin. Je me devais d'etre là pour lui. Je le serrais dans mes bras. Lui carressant le dos. Je tentais de le calmer. Mais en vain.
« Ce qu'il y a de bien avec toi, c'est que je sais que tu peux comprendre ce que je ressens... »
Il avait du repeter deux fois cette phrase. Ses sanglots étaient tellement intense que je ne comprenais pas tout ce qu'il disait. Après s'etre un peu calmé, toujours dans mes bras, il me glissa dans le creu de l'oreille un « merci ». Nous étions maintenant très proche. Ses mains étaient posés sur les miennes. Ses yeux étaient encore tout humide. Ses joues rougies. Oui, il était beau. Bien plus beau qu'on ne pouvait l'imaginer. Un petit sourire apparut sur son visage. Il se raprocha encore un peu de moi. Et déposa ses lèvres sur les miennes.


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Réaction .. ? :)

# Posté le vendredi 08 août 2008 20:43